| Le ministre Mboulou et le diable personnifié pointés du doigt |
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| Écrit par Talassa |
| Lundi, 16 Août 2010 09:30 |
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Plusieurs diplomates au parfum de la magouille électorale commençante  Pourquoi les partis politiques ne sont pas associés aux recensements administratifs ? En réponse à cette question, il n’est pas moins important de relever que le recensement administratif spécial lié aux élections, est l’apanage des partis politiques. A cet effet, les partis politiques ont le plein droit de participer aux différentes opérations devant être organisées dans ce cadre pour éviter des suspicions inutiles. Par contre, il est clair que le recensement administratif, comme tel, relève exclusivement de l’administration, conformément aux textes en vigueur. Aujourd'hui, beaucoup d’acteurs politiques comme le conseiller Paul Madzou dénoncent avec énergie, les tergiversations dont fait montre le ministre Raymond Mboulou par rapport au recensement administratif spécial concernant  les législatives de 2012. Ce qui n’est pas de bon aloi au moment où les hommes politiques qui se regardent, tant au sein des alliances qu’au niveau de leurs différents partis, en chiens de faïence, ne cessent également d’entretenir un climat de méfiance et de suspicions permanentes.  Pourquoi le ministre Raymond Mboulou veut-il aujourd’hui faire cavalier seul ? Est-ce une fuite en avant ?  Pourtant à l’issue du dialogue, il avait été décidé que les recensements administratifs futurs prélude à une quelconque élection à organiser dans le pays, seraient mis en œuvre avec la participation de tous, afin de ne plus revenir sur les critiques et les manipulations qui avaient été dénoncées ici et là par certains acteurs politiques lors des élections antérieures. Ainsi, il serait souhaitable que le ministère de l’intérieur, pour des raisons politiques, d’assurance et d’apaisement, tende la main aux partis politiques, afin d’éviter les interprétations partisanes et fantaisistes de toutes sortes que pourraient faire les uns et les autres par rapport aux résultats qui seront rendus publics. Le ministre Raymond Mboulou devrait comprendre qu’un vrai homme d’Etat est celui qui travaille pour la prospérité de son pays pour marquer de façon indélébile son passage au niveau de telle ou telle institution. Ne devrait-il pas, lui qui est aujourd’hui ministre de l’intérieur et député de Mpouya, se gêner d’être l’un des vainqueurs d’une échéance électorale  organisée par son propre département ministériel en 2009 ?  N’est-ce pas être en pareil cas juge et partie ? Pour garantir l’équité, la transparence et l’égalité de chance à tous les candidats à une quelconque élection, les textes en vigueur dans le pays n’interdisent-ils pas aux organisateurs ou aux autres acteurs ayant participé à la préparation de celle-ci, d’ y prendre part ? Si le ministre Raymond Mboulou s’attèle encore aujourd’hui à organiser le recensement administratif comptant pour les élections législatives de 2012 et certainement la prochaine présidentielle, ou s’il l’a déjà fait en catimini comme on l’entend par çà et là , c’est qu’il y a un complot qui se trame, une fois de plus contre la jeune démocratie congolaise. A ce propos, beaucoup de diplomates en poste au Congo sont déjà , semble-t-il, au courant du passage en force que le ministre Raymond Mboulou veut perpétrer, car cela va impulser, selon beaucoup d’observateurs de la vie politique congolaise, l’organisation prochainement d’un référendum qui devrait certainement permettre la révision de la Constitution de 2002 pour que l’article concernant la limitation des mandats, par exemple, soit retouché. Ce qui devrait permettre au président Denis Sassou Nguesso de rester au pouvoir comme il le voudra ou y mourir, comme l’ont fait certains présidents dans d’autres pays africains. Le pouvoir actuel a-t-il oublié que parmi les causes souvent évoquées au sujet du déclenchement de la guerre de 1997, figure, soi-disant, la mauvaise organisation par le régime de Pascal Lissouba du recensement  qui devait permettre la tenue à cette époque de l’élection présidentielle ? Comme il est observé par plusieurs Congolais, aujourd’hui l’une des questions fondamentales en politique qui ne cesse de tourmenter le régime de Mplila, est celle relative à la révision de la Constitution de 2002 pour permettre à Sassou de s’accrocher au pouvoir.  Amos COLOMBE  |
| Mise à jour le Lundi, 16 Août 2010 09:33 |


