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Les Congolais mécontents du cinquantenaire PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Talassa   
Jeudi, 19 Août 2010 11:46

MM. Mvouba, Ondongo, Mme Lemboumba Sassou et Cie dans pointés du doigt

 

Comme il faillait s’y attendre, les faucons, les aigles et tous les autres oiseaux rapaces qui ont l’habitude de se garnir les poches pendant les grandes fêtes nationales célébrées dans notre pays, n’ont pas manqué au rendez-vous.

Depuis l’annonce qui avait été faite par M. Sassou Nguesso sur la nécessité de commémorer les 50 ans de l’indépendance du Congo avec faste et dans la ferveur populaire, nos profito-situationnistes avaient déjà sorti leurs ergots, heureux et avisés qu’ils devaient se servir copieusement dans les milliards de FCFA qui allaient être débloqués dans ce cadre.

La vérité aujourd’hui est irréversible, implacable et irrévocable et on ne peut pas tricher avec elle. Beaucoup de Congolais ont été marginalisés pour cette fête des 50 ans d’indépendance du pays.

 

Pendant que les populations marginalisées et frustrées ont choisi de fêter dans leurs petits coins ces 50 ans dans la méditation face aux récurrentes difficultés  et souffrances les acculant quotidiennement, les soi-disant privilégiés et incontournables, les «si ce n’est pas moi…», aux becs prompts, ont eu droit comme à l’accoutumée aux millions de FCFA gagnés suivant des manœuvres ou des procédures douteuses et frauduleuses mises, en place avec leurs réseaux maffieux bien branchés, connectés aux différents argentiers ayant eu la charge de gérer les milliards dégagés pour cette fête.

Pour preuve, dans la distribution des pagnes et des manières, par exemple, il y a eu une véritable discrimination et cacophonie. On a privilégié les partis politiques. Cela pouvait-il étonné les Congolais ? Les gens, surtout les faucons et les aigles du pouvoir, n’ont-ils pas encore les réflexes du monopartisme où tout se réglait sous le prisme du parti-Etat ? Les partis de la majorité présidentielle se sont taillés donc la part de lion, dédaignant, méprisant les autres formations et associations politiques, les ONG et autres, comme si la commémoration des 50 ans d’indépendance du Congo qui devait être l’affaire de tous nos compatriotes qu’ils soient du Nord, de l’Est, du Sud et de l’Ouest, étaient exclusivement une affaire des militants du Parti Congolais du Travail (PCT), des formations politiques composant avec lui le Rassemblement de la Majorité Présidentielle (RMP).

Les Brazzavillois et les Brazzavilloises ont été très déçus et indifférents vis-à-vis de cette fête, eux, qui voulaient participer avec engouement et enthousiasme à cette grande messe. Dans les différents quartiers de la ville capitale, il n’ y a pas eu de liesse populaire comme fut le cas au beau vieux temps, pour ne prendre que le temps du monopartisme. Les rues et les avenues de Brazzaville n’ont pas connu  l’effervescence  et  l’euphorie comme on l’a vu pendant la coupe du monde qui s’est déroulée en Afrique du Sud. Pourquoi cette fête qui était celle du peuple congolais tout entier et qui devait se passer sur toute l’étendue du territoire national dans une fièvre populaire, a-t-elle été monopolisé, caporalisé et pris en otage par les faucons et les aigles du pouvoir ?

Du côté des médias nationaux, c’était le chaos total et l’anarchie. Les badges n’ont pas été distribués à temps. De nombreux journalistes boudant les défaillances de la sous-commission communication (presse), ont été contraint de ne pas couvrir certaines activités. Comme toujours, le petit lobby travaillant auprès de Mme Claudia Lemboumba, qui a l’habitude de gérer la presse  dans «la merde», «la foutaise» et le cafouillage,  avait tout verrouillé pour des raisons financières assurément. Des journalistes étrangers avaient des badges spéciaux dès le premier jour et ont eu accès à toutes les manifestations pendant que les nationaux désabusés et frustrés étaient en train de déambuler par ci par là, ne comprenant pas ce qui était arrivé.

Plusieurs organes de presse publics et privés, par exemple, n’ont vu que du noir. La cellule de la communication de la présidence de la république qui est passée depuis belle lurette maîtresse en improvisations, en jongleries et en cafouillages, a privilégie les médias étrangers au grand dam des organes de presse nationaux.

Le Congo est  l’un des rares pays en Afrique centrale où des journalistes étrangers peuvent flirter avec une cellule de communication d’un président de la république. Même chez nos amis d’en face, des journalistes du Congo-Brazzaville ne peuvent pas prétendre bénéficier des largesses de ce genre. Comment expliquer que le cabinet du président de la république qui est le poumon du pays puisse être surpeuplé par des ex-zaïrois ? Claudia Lemboumba Sassou devrait être interpellé à ce sujet. Ce ne sont pas les compétences qui manquent au Congo Brazzaville.

Pourquoi les mêmes responsables qui traitent les journalistes congolais de mendiants ou de clochards, s’agissant des petits 5000 FCFA qu’on leur remet pour le compte de leur déplacement, se complaisent-ils à donner des millions de FCFA et d’autres avantages à des organes de presse étrangers, parfois moins outillés que les nôtres ? Ces responsables veulent-ils encore pérenniser le malheureux principe  de «Congo zoba» qui se fonde sur le mépris de l’autochtone pour enrichir les étrangers ? C’est vraiment malheureux que des telles pratiques soient encore en vigueur et d’actualité dans notre pays. Mme Claudia Lemboumba ne le connaît-elle pas mieux que quiconque ?

Qui a besoin d’une telle ségrégation au niveau des médias congolais ? Pendant les préparatifs ayant concerné la célébration des 50 ans de l’indépendance du Congo, seulement trois journaux privés ont eu droit à des insertions publicitaires à la faveur de cet événement. Il s’agit de «La Semaine Africaine», des «Dépêches de Brazzaville» et quelque rare fois «Le Patriote», qui a été lâché par la suite.

A qui profite donc ce genre de balkanisation de la presse congolaise ?

 

Pourquoi depuis que la cellule de communication du président de la république et sa responsable se permettent à cœur de maltraiter la presse, on ne voit pas aucune réaction ni du côté du président de la république, ni au niveau du ministère et du Conseil supérieur de la liberté de communication ?

Comment vouloir de l’épanouissement de la presse congolaise sans la doter des moyens nécessaires ? Quand M. Sassou plaide pour une presse objective, libre et compétitive, de quoi parle-t-il quand celle-ci est abandonnée à elle-même ?

Il est plus que urgent que Mme Claudia Lemboumba prenne des sanctions disciplinaires contre le petit réseau mafieux  qui travaille dans son cabinet et qui, pour des raisons financières, méprise, ridicule et tourne en bourrique les journalistes quand il s’agit des activités organisées par la présidence de la république, par exemple.

Le Congo et la présidence ont besoin d’une presse libre, objective et responsable. Mme Claudia Lemboumba devrait comprendre que son petit noyau de mafieux qui rabroue et rejette à tout moment les journalistes, ne lui rend pas service. Le rayonnement de l’image de M. Sassou Nguesso tant à l’intérieur du pays qu’à l’extérieur, en  ce qui concerne la presse, ne doit pas être l’affaire d’une poignée de journalistes qui ne sont pas forcément les meilleurs de la république.   Sassou Nguesso devrait avoir le courage d’interpeller ou de virer Claudia Lemboumba qui ne fait pas correctement son travail si non que être derrière son papa comme si elle faisait office d’aide de camp ou de charlatan. Quant à Gilbert Ondongo, bien qu’il est en train de faire du bon boulot, mais il sied de dire, qu’il n’a pas décaisser l’argent à temps et les montant qui étaient prévus pour ces festivités.

Selon nos sources, Isidore Mvouba n’aurait pas reçu la totalité du budget qui lui était alloué pour fonctionner correctement. Le pêché du secrétaire général de la présidence que nous félicitant d’ailleurs en passant a été de ne pas descendre lui-même sur le terrain pour suivre le dispatching de fonds et du matériel.

 

Ghys Fortune DOMBE BEMBA

 

Mise à jour le Jeudi, 19 Août 2010 11:46