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Mensonges sur mensonges PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Talassa   
Jeudi, 26 Août 2010 09:18

Prélude d’aller se requinquer, Sassou demande pardon, mais renoue avec le diable

 

La semaine dernière, Denis Sassou Nguesso a quitté Brazzaville pour l’extérieur sur la plante des pieds à 24 heures 30 à l’insu de son peuple qui le voir barré les routes où l’applaudir à l’aéroport international de Maya Maya dont une partie a été inaugurée alors qu’elle inachevé. Prélude à cela, devant l’assemblée et le sénat, réunis en Congrès,  à l’occasion du cinquantenaire de l’indépendance de notre pays, il a fait un discours fleuve qui fait couler beaucoup de salive et d’encre. Progressivement, nous analyserons ses propos.

Parlant des libertés, le président Sassou Nguesso a dit : « Personne dans notre pays ne peut être arrêté ni inquiété pour ses opinions. La presse est libre. La censure n’existe pas.»

Cela est peut-être vrai pour M. Sassou, mais il y a un fossé entre ce qui se dit et ce qui se fait sur le terrain.

 

Le commun des Congolais, sait qu’il ne faut pas parler des sujets qui fâchent, avec n’importe qui et n’importe où. Tout le monde se méfie de tout le monde, surtout quand cela concerne parfois directement le président Sassou, sa famille, son entourage, il faut faire attention de peur  que…

L’article 9 de la Charte des professionnels de l’information et de la communication dit : «Ne pas confondre son rôle avec celui du policier».

Selon plusieurs opposants, les organes mis en place pour réguler le fonctionnement de la presse comme le Conseil Supérieur de la Liberté et de Communication (CSLC), confondent leur rôle avec celui de la police, éduquent moins mais sont plus zélé dans la censure.

Même les articles pour lesquels les sources des informations sont connues, conduisent à des pénalités, parce qu’ils mettent à nu les antivaleurs, les faits insolites concernant certains dignitaires du pouvoir qui se comportent en véritables gangsters parfois. Et qui n’hésitent pas de menacer les directeurs de publication des journaux qui les montrent du doigt, en exposant leurs actes odieux.

Comment peut-on moraliser la société s’il y a des gens qui voguent toujours à contre courant de bonnes mœurs et de bonne éthique et même quand le président Sassou a dit sa part de vérité. La vérité dans ce pays est parfois considéré comme un mensonge, un acte de sabotage

L’article 19 de la Constitution de janvier 2002, stipule ce qui suit : « Tout

citoyen a le droit d’exprimer et de diffuser librement son opinion par la parole, l’écrit, l’image ou tout autre moyen de communication. La liberté de l’information

 

et de la communication est garantie.

La censure est prohibée. L’accès aux sources d’information est libre. Tout citoyen a droit à l’information et à la communication. Les activités relatives à ces domaines s’exercent dans le respect de la loi.» Dans la pratique, cet article continue à faire des vagues, dans la mesure où cette disposition n’est pas non plus appliquée au regard des pesanteurs, des contingences que rencontre cet article.

Nous ne prendrons que pour exemples :- les suspensions intempestives des organes de presse tels que Talassa, Amicale, La télévision CB Plus, Radio Forum, Le Trottoir, Le Choc…

- les arrestations arbitraires des journalistes considérés comme hostiles au pouvoir, c’est le cas du Directeur général Talassa, arrêté pour avoir relevé dans ce journal des contre-vérités sur la situation du pays, exprimées par le président de la République dans son discours sur l’état de la nation sans compter plusieurs interpellations dont il est victime ; celui de Christian Perrain, de la chaîne de télévision privée Télé Pour Tous (TPT) de Pointe-Noire, arrêté et condamné pour avoir diffusé une émission animée par des acteurs politiques de l’opposition, sans oublier le cas de Igor Cameroon, de la chaîne de télévision privée DRTV, licencié pour avoir diffusé un reportage sur un ex-ministre de l’ex-président Pascal Lissouba ; etc.

- l’inaccessibilité aux médias d’Etat des acteurs politiques de l’opposition.

Ces comportements sont-ils pas dictés par le préso lui-même, qui veut véritablement de la liberté de la presse, à moins de vouloir de la chose

et de son contraire ?

De ce qui précède, on peut dire sans risque de se tromper que la liberté de la presse est à peine visible et que la censure existe bel et bien au Congo.

Combien de fois les journalistes

n’ont-ils pas été menacés de mort à travers des appels masqués, anonymes ; combien d’hommes n’ont pas payé de

leur vie pour avoir dit la vérité, même si toute vérité n’est pas bonne à dire ; il y a comme une face cachée de l’iceberg, la liberté de la presse se dit du bout des lèvres, mais dans la réalité les choses se font parfois avec la bénédiction des dignitaires du pouvoir.

Rappelez-vous que le président Sassou a remis le pays à un certain «dieu» et il a même demandé pardon de tous ses péchés. Les questions qui viennent à l’esprit des Congolais sont : A quel dieu Sassou a-t-il remis le pays ? Est-ce au dieu de ce monde, le père de mensonge, de la contrefaçon  ou au Dieu Tout Puissant le créateur des cieux et de la terre ? S’il s’agit du deuxième, nous sommes là devant une erreur grave et une faute de manque de compréhension des Ecritures que nous démontrerons dans nos prochaines éditions. En attendant, il y a lieu de reconsidérer la parole de Dieu, pour mieux comprendre Dieu dans son amour, sa bonté et sa miséricorde pour nous. Il y a lieu à revenir sur les antivaleurs qui gangrènent le pays. Les efforts à consentir, devront venir de l’homme et non de Dieu. Dieu avait déjà béni le Congo, il revient aux Congolais pour leur amour pour Dieu et réciproquement les uns pour les autres, de sortir le pays dans l’état où il se trouve, Dieu avait déjà fait sa part.

De quels péchés Sassou est-il coupable pour qu’il demande pardon ? Lorsqu’on demande pardon, il est nécessaire de faire savoir de quoi on est coupable pour que le pardon ait son sens.

A l’instar de Pascal Lissouba, qui en 1993, après le culte, envoya massacrer les paisibles populations, lui qui avait promis la Suisse à ses compatriotes, leur avait servi autre chose. Sassou déroge à la règle, car dans ses adresses, il ne cesse d’abreuver le peuple des paroles qu’il ne réalise pas. Plus d’une fois il est revenu sur les mêmes promesses sans en accomplir une seule. Avec les délestages accélérés, le peuple ne cesse de se poser des questions sur le fameux courant d’Imboulou, promis pour les festivités du cinquantenaire ? Où en-est-on avec l’automatisation de la retraite ? Et bientôt la nouvelle grille et les effets financiers sur les avancements et autres le rattraperont parce qu’ils ne viendront pas combler les attentes des fonctionnaires. Pourquoi demander pardon pour des fautes commises et retomber dans les mêmes péchés ? Qui a envoyé les bérets rouges et les engins de la DGSP à la résidence privée du ministre Nsilou ?  Doit-on rappeler en passant que le mensonge a pour père le diable ? Nous y reviendrons !

 

Ghys Fortune DOMBE BEMBA  & Francis BULA TARI

 

Mise à jour le Jeudi, 26 Août 2010 09:19