| Commémoration du cinquantenaire de l’indépendance du Gabon à Brazzaville |
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| Écrit par Talassa |
| Jeudi, 26 Août 2010 09:26 |
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Commémoration du cinquantenaire de l’indépendance du Gabon à Brazzaville  A l’occasion des festivités marquant la commémoration du cinquantenaire de l’indépendance du Gabon, un banquet a été offert par  son Excellence, M. John Daniel Bibigas, Ambassadeur de la République  gabonaise près la République du Congo, le 17 août 2010. Cet événement a eu pour cadre, le Mémorial Pierre Savorgnan De Brazza. Prenant la parole pour le mot d’usage, le diplomate gabonais a présenté aux personnalités et à la colonie gabonaise, conviées à la fête,  la rétrospective des péripéties ayant marqué le panorama historique de son pays depuis l’ère coloniale jusqu’à l’indépendance. Loin de faire le bilan des cinquante ans d’indépendance de son pays, l’Ambassadeur du Gabon, a fait un bref aperçu de l’histoire du Gabon à travers le temps et les différents acteurs qui l’ont marqué.
Nous prenons le soin, à travers des morceaux choisis, de vous présenter quelques repères non moins importants de lo’histoire de ce pays.  Avant l’arrivée des Européens, la vie des autochtones, était faite de cueillette, de pêche, de chasse, d’agriculture… Ces populations ne connaissaient pas les produits manufacturés jusqu’à l’arrivée des Blancs. En 1472, les Portugais sont les premiers à connaître ce pays qu’ils vont baptiser ‘’Gabaon’’ qui veut dire cabane, et qui certainement sera  le nom de ce pays : le Gabon. Pendant trois siècles les Européens ne cherchèrent pas à occuper le Gabon, mais, leur préoccupation était focalisée à ériger des comptoirs pour permettre à leurs navires d’accoster sans problème. La vie du Gabon  était marquée par la traite des esclaves. C’est à partir du 19ème  siècle, après la signature du traité avec le souverain Pongoué (1839) que les Français occupèrent progressivement le pays à partir de l’estuaire du Gabon et l’embouchure du fleuve Ogooué. Grâce à l’action des explorateurs Alfred Marche et Pierre Savorgnan de Brazza, il y aura la création d’un poste militaire. En 1850 suite à la libération des esclaves d’un bateau négrier brésilien, arraisonné par les militaires, il s’en suivra la fondation de ce qui sera la capitale Libreville avec au départ un village de 30 esclaves, ce qui sera le fer de lance du processus d’occupation du territoire gabonais par les Français. Le 26 juin 1886, suite à la signature d’un décret par le gouvernement français, le Gabon fera partie intégrante de l’empire colonial français. Rattachée au Congo français, Libreville restera longtemps la capitale de l’Afrique Equatoriale Française (AEF) jusqu’en 1910 pour céder le témoin à Brazzaville. En 1936, les Gabonais, tout comme les Centrafricains, les Tchadiens contribueront à la construction du chemin de fer Congo Océan aux côtés des Congolais au profit des Français qui devaient évacuer leurs produits jusqu’à la métropole. Les conditions de travail dures vont générer les premières grandes révoltes sur les chantiers de l’exploitation forestière, suivie de l’exploitation minière entre 1925 et 1946. Face à la deuxième guerre mondiale, le Gabon se range du côté de la France libre et en 1946, le Gabon devient un territoire d’outre-mer, avec des députés qui vont siéger à l’Assemblée nationale  française. Le 26 septembre 1958, le Gabon devient une république autonome, suite à un ‘’oui’’ massif au référendum sur la communauté franco-africaine et le 25 février  1959, Léon Mba est nommé Premier ministre de la République. Les tractations sur l’indépendance du Gabon se fondent sur le refus de la France à Léon Mba qui est favorable à la départementalisation du Gabon et la vision des autorités françaises est sur l’indépendance du Gabon. Le Gabon deviendra ainsi indépendant le 17 août 1960 et en 1961, Léon Mba, soutenu par Charles de Gaulle, fut élu président de la république indépendante. Cette date du 17 août, est devenue celle de la fête nationale du pays et de son accession à la souveraineté internationale. Suite à une crise politico institutionnelle, le président Léon Mba est déposé dans la nuit du 17 au 18 février 1964 par ses adversaires. Mais ce denier, bénéficiera une fois de plus du soutien de la France pour revenir au pouvoir en dépit du coup d’Etat perpétré par un groupe d’officiers militaires. Vieillissant et malade, la vie du père de l’indépendante, Léon Mba, va inquiéter plus d’un observateur politique de ce pays, c’est ainsi qu’en 1965 les Français lui trouvent un successeur en la personne d’Albert Bernard Bongo, alors directeur de cabinet du président Léon Mba. Après ses fonctions de ministre délégué à la Présidence, de Premier ministre, Bongo est nommé vice-président de la République le 14 novembre 1966. A la mort de Léon Mba, Albert Bernard Bongo, succède constitutionnellement au père de l’indépendance à la Présidence de la République. Avec  Albert Bernard Bongo, le pays se développe sous de bons auspices à partir de l’exploitation forestière, minière et surtout pétrolière. En 1990, avec l’arrivée de la conférence nationale et le multipartisme, le pays se renforce et en 1993, Bongo est réélu président de la République et il le restera jusqu’à sa mort. Après la disparition du patriarche Omar Bongo Ondimba, une transition est dignement menée et avec succès, selon la Constitution du pays par la présidente du Sénat, et à la suite des élections démocratiques, Ali Bongo Ondimba, succède à son père et préside aujourd’hui aux destinées du Gabon depuis 16 octobre 2009. Face à ce tableau, il sied de dire que le Gabon, pays qui a été géré par trois présidents, n’a pas de connu de périodes tumultueuses ponctuées d’assassinats politiques, de guerres fratricides comme certains pays de la sous région, et on peut dire sans risque de se tromper que le Gabon est un pays pacifique et stable. Vers la fin de la cérémonie, le diplomate gabonais, se prêtant à notre question, a dit : «Je remercie le gouvernement congolais d’avoir aménagé ce site, cette place historique, aujourd’hui nous sommes fiers d’être là et d’organiser cette fête. Nos pays, le Gabon et le Congo sont liés par l’histoire. Cette histoire vous l’avez suivie. C’est une histoire inséparable, le peuple gabonais et le peuple congolais sont les mêmes peuples. Aujourd’hui je suis arrivé au Congo, je vis au Congo. Moi je sais, je vois tout ce qui se passe, je remercie le président Sassou d’avoir donné la paix à ce pays et grâce à la paix, nous sommes ici pour célébrer cet anniversaire… je remercie sincèrement M. le président de la République pour tous les efforts qu’il est entrain d’entreprendre par rapport à la vie de ce pays et par rapport au peuple congolais.» M. Pierre Ngomo, premier conseiller de l’ambassade, à son tour a dit : « C’est un grand événement, pour un pays africain, 50 ans d’indépendance nous sommes petits, mais avec toute l’histoire de la République du Gabon, vous l’avez déjà suivie dans le discours du chef de mission diplomatique, le doyen du corps diplomatique ici au Congo. Comme on l’a dit, il n’y a pas de bilan à faire, le Gabon a déjà connu 50 ans de colonisation et là nous sommes dans la deuxième phase qu’on appelle cinquantenaire de 1960 à 2010. On a parlé à la limite de la prospérité, des infrastructures. Nous n’avons pas connu l’AEF ou le passage de l’AEF à la République, parce qu’il y a eu une autonomie puis après on est passé aux indépendances. Les années Léon Mba, se sont déroulées, sans qu’on le sache, pour nous, c’était l’AEF, nous sommes les enfants de l’ère Bongo… ». A ce banquet offert par la représentation gabonaise au Congo, le gouvernement de la République était représenté par le ministre d’Etat Rodolphe Adada. John Daniel Bibigas, ami et frère des Congolais, a rendu la fête très belle avec la prestation des Bantous de la capitale, sans oublier les griots congolais, invités pour la circonstance.  |
| Mise à jour le Jeudi, 26 Août 2010 09:30 |


