| Les conséquences logiques du fameux pacte colonial tant décrié par les Africains… |
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| Écrit par Talassa |
| Jeudi, 26 Août 2010 09:41 |
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Les conséquences logiques du fameux pacte colonial tant décrié par les Africains…  L’Union européenne fournit une aide aux pays africains à l’occasion de sa coopération avec les Etats ACP qui regroupent la quasi-totalité des Etats de l’Afrique subsaharienne, des Caraïbes et du Pacifique. Cette aide européenne est multiforme mais deux formules se distinguent : Primo : la coopération financière technique, dont le principal instrument est le Fonds Européen de Développement (FED) qui finance des projets d’investissement, des programmes de coopération technique ou même d’achat d’intrants importés nécessaires à la production industrielle. Secundo : L’aide alimentaire qui rejoint celle des USA et qui occupe le second rang mondial. Conçue pour le développement de l’Afrique et des autres zones de développement ainsi que pour leur intégration à l’économie mondiale, cette aide n’a pas atteint ses objectifs comme en témoignent tous les chiffres de l’évolution du commerce international.
Car, hormis les Etats asiatiques  et ce, grâce au Japon, à la Chine et aux nouveaux pays industrialisés comme la Malaisie, la Corée du Sud, le Pakistan, Singapour, l’Indonésie, etc., le reste des Etats en développement notamment les pays africains voit sa part dans le commerce international se marginaliser. L’intégration s’est en général faite sur la base de spécialisations peu avantageuses pour les Etats africains et tout le reste des ACP, en particulier en produits primaires dont la valeur relative par rapport aux autres biens échangés (exprimés par les termes de l’échange) s’est réduite. C’est ainsi qu’entre 1953 et 2000, l’Afrique a vu ses termes de l’échange diminuer d’environ 25% et ce malgré l’aide en forte proportion reçue de la part de l’Europe. Ce recul  économique montre donc les limites de l’aide européenne et pose la question de son inefficacité. Une des raisons de cet échec tient au fait que comme l’aide bilatérale, elle n’est pas désintéressée. Les deux aspects à savoir motivation de l’aide par des considérations politiques et motivation par des considérations économiques du donateur sont omniprésents et impliqués. Ainsi, l’aide européenne la plus généreuse avec près de 60% du total mondial est complètement inopérante dans la mesure où l’Europe, avec son dispositif de coopération (les accords de coopération) et son arsenal protectionniste (subventions à l’exportation, etc.) reprend d’une main ce qu’elle donne de l’autre aux Etats africains par le biais de l’aide publique au développement. Ce comportement est l’illustration d’un certain «état d’esprit des Occidentaux à l’égard des Etats africains et à tout le monde sous développé. Cela représente plus que jamais une forme d’hypocrisie à dénoncer. En clair, les Etats occidentaux ont poussé les pays pauvres et notamment les Etats africains à démanteler leurs barrières douanières, mais ils ont conservé les leurs ; empêchant ainsi les pays pauvres d’exporter leurs produits agricoles et les privant d’un revenu à l’exportation dont ils avaient désespérément besoin. Mais en dehors même de cette hypocrisie, l’Occident a organisé la mise en place de la mondialisation de façon à recevoir une part disproportionnée de ses bénéfices aux dépens des pays sous développés d’Afrique qui croupissent dans la crise. Pas seulement parce que les pays industriels avancés n’ont pas voulu ouvrir leurs marchés aux produits des pays africains – par exemple en maintenant leurs quotas sur une multitude de produits, des textiles au sucre – tout en insistant pour que ces derniers ouvrent leurs marchés aux produits du monde riche. Pas seulement parce qu’ils ont continué à subventionner leur agriculture, ce qui rend bien difficile aux pays en développement de la concurrence, tout en exigeant que ceux-ci suppriment leurs subventions aux produits industriels. (A  suivre)  Alain Michel IKELEMBA-MOLANDA   |
| Mise à jour le Jeudi, 26 Août 2010 09:43 |


