| L’importance des fêtes chez les Israélites |
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| Écrit par Talassa |
| Mardi, 09 Février 2010 11:19 |
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Les fêtes faisaient partie intégrante du vrai culte de Dieu, puisque Jéhovah par l’intermédiaire de Moïse les avait prescrites pour Israël, son peuple choisi. Le mot hébreu hagh, traduit par «fête», dérive peut-être d’un verbe qui conduit la notion de mouvement ou de forme circulaire, de danse en cercle, d’où celle de célébrer une fête périodique. Mô’édh, aussi rendu par «fête», désigne fondamentalement un temps ou un lieu d’assemblées fixé. 1Samuel 20 : 35 ; 2 Samuel 20 : 5. Les principales fêtes en Israël Avant l’Exil Fêtes annuelles 1. Pâque : 14 Abib (Nisan) 2. Gâteaux sans levain : 15-21 Abib (Nisan) 3. Semaines ou Pentecôte : 6 Sivân 4. Sonneries de trompette : 1er Ethanin (Tishri) 5. Jour des Propitiations : 10 Ethanin (Tishri) 6. Huttes : 15-21 Ethanin (Tishri), avec une assemblée solennelle le 22.
Fêtes périodiques 1. Sabbat hebdomadaire 2. Nouvelle lune 3. Année sabbatique (chaque 7ème année) 4. Année jubilaire (chaque 50e année)
Après l’Exil 1. Fête de l’Inauguration ou de 2. Fête de Pourim : 14, 15 Adar Les trois grandes fêtes Les trois fêtes principales, «fêtes saisonnières», appelées parfois fêtes de pèlerinage parce qu’elles rassemblaient tous les Israélites de sexe masculin à Jérusalem, avaient lieu en des temps fixés et étaient désignées par l’hébreu mô’édh (Lévitique 23 : 2-4). Mais le mot souvent utilisé pour parler exclusivement des trois fêtes est hagh, qui suggère non seulement la périodicité, mais encore de grandes réjouissances. Ces trois fêtes sont : 1- La fête des Gâteaux sans levain (Exode 23 :15). Elle débutait le lendemain de
2- La fête des Semaines ou, comme elle fut appelée plus tard, 3- La fête des Huttes (des Tabernacles) ou de Le moment, le lieu et le déroulement de ces fêtes étaient fixés par Jéhovah. Comme l’indique l’expression «fêtes saisonnières de Jéhovah», ces observances étaient liées à différentes saisons de l’année selon le calendrier religieux : le début du printemps, la fin du printemps et de l’automne. Voilà qui était intéressant, car à ces époques-là , les prémices des champs et des vignes comblaient de joie et de bonnheur les habitants de
Les observances communes de ces fêtes Au terme de l’alliance de la loi, tous les Israélites de sexe masculin devraient paraître devant Jéhovah leur Dieu dans les lieux qu’Il choisirait chaque année, et pour chacune des trois grandes fêtes annuelles (Deutéronome16 16). En définitive, c’est Jérusalem qui fut choisie comme centre de ces fêtes. Les femmes n’étaient pas obligées, comme l’étaient les hommes, de faire le voyage pour assister aux fêtes annuelles, mais Les femmes israélites qui aimaient Jéhovah assistaient à ces fêtes autant que possible. D’ailleurs, non seulement le père et la mère de Jésus s’y rendaient régulièrement, mais encore les membres de leur parenté et leurs connaissances les y accompagnaient (Luc 2 : 44). Jéhovah avait fait cette promesse : «Tu ne convoitera ton pays pendant que tu monteras pour voir la face de Jéhovah ton Dieu, trois fois dans l’année» (Exode 34 : 24). Bien qu’aucun homme ne restât pour garder les villes et le pays, il s’avéra effectivement qu’aucune nation étrangère ne tenta jamais de s’emparer du pays des Juifs pendant leurs fêtes avant la destruction de Jérusalem en 70 de notre ère. En revanche, en 66, ce qui était après que la nation juive eut rejeté le Christ, Cestius Gallus tua 50 personnes à Lydda pendant la fête des tabernacles. Aucun des assistants masculins ne devrait venir les mains vides. Chacun devrait apporter un don en proportion de la bénédiction de Jéhovah son Dieu, qu’il lui avait donnée (Deutéronome 16 :16-17). De plus, à Jérusalem il fallait manger, et partager avec les Lévites, le second dixième (par opposition avec celui qui était donné pour subvenir aux besoins des Lévites (Nombres 18 : 26-27) du grain, du vin et de l’huile de l’année, ainsi que les premiers-nés du gros et du petit bétail. Cependant, si le chemin à parcourir pour se rendre au lieu de la fête était trop long, Ces fêtes étaient des occasions de faire allégeance à Jéhovah et devraient être célébrées avec joie, le résident étranger, l’orphelin de père et la veuve étant de la partie (Déteuronome 16 :11, 14). C’était à condition, bien sûr, que les hommes parmi ces résidents étrangers, soient des adorateurs circoncis de Jéhovah (Exode 12 : 48-49). Outre les offrandes quotidiennes, on présentait toujours des sacrifices spéciaux, et on sonnait des trompettes lorsqu’on offrait les holocaustes et les sacrifices de communion (Nombres 10: 10). Juste avant la construction du temple, la prêtrise fut réorganisée par le roi David ; celui-ci prit des dispositions pour que les centaines de prêtres aaroniques, ainsi que les Lévites qui aidaient, soient répartis en 24 divisions (1Chroniques 24). Plus tard, chaque division de travailleurs exercés, venait servir deux fois par an au temple une semaine à la fois, et c’était le chef de la maison paternelle, qui prenait les dispositions nécessaires. Le récit consigné en 2 Chroniques 5 :11, montre que les 24 divisions officièrent toutes ensemble le jour de l’inauguration du temple, qui eut lieu pendant la fête de Huttes, ou des Tabernacles (1Rois 8 : 2 ; Lévitique 23 : 34). Selon Alfred Edersheim, n’importe quel prêtre pouvait venir aider au service du temple les jours de fête, mais lors de la fête des Tabernacles (des Huttes), la présence des 24 divisions était obligatoire. (The Temple, 1874, p.66). Durant les fêtes, une lourde tâche incombait aux prêtres, aux Lévites et aux Nethinim qui servaient avec eux. Certains jours de ces fêtes étaient des assemblées solennelles, ou saintes assemblées. Ces jours étaient des sabbats et, comme pour les sabbats hebdomadaires, ils signifiaient cessation complète des activités complètes des activités courantes. Il ne fallait accomplir aucun travail profane. L’exception aux règles du sabbat ordinaire était l’autorisation, en rapport avec les préparatifs particuliers de la fête, de travaux tels que cuisiner, ce qui était interdit lors du sabbat hebdomadaire (Exode 12 : 16). On distingue donc sous ce rapport, les «saintes assemblées» des fêtes d’avec les sabbats hebdomadaires ordinaires (et le sabbat du dixième jour du septième mois, le jour des propitiations, un temps de jeûne), jours où aucune sorte de travail n’était permis, pas même l’allumage de feu «dans aucun de (leurs) lieux d’habitation.» Comparer Lévitique 23 : 3, 26-32 avec les versets 7, 8, 24, 25, 35, 36 et avec Exode 35 : 2-3. L’importance des fêtes dans la vie d’Israël Les fêtes jouaient un rôle très important dans la vie de la nation. Alors que les Israélites étaient encore esclaves en Egypte, Moïse indiqua à Pharaon la raison pour laquelle il demandait, pour eux et pour leur bétail, l’autorisation de quitter l’Egypte : «Nous avons une fête pour Jéhovah» (Exode 10 : 9). Plus tard, l’alliance de Conformément aux commandements divins, les fêtes aidaient tous ceux qui y assistaient à concentrer leur pensée sur la parole de Dieu et à ne pas s’absorber dans leurs affaires personnelles au point d’oublier l’aspect spirituel, le plus important, de leur vie quotidienne. Ces fêtes leur rappelaient également qu’ils étaient un peuple pour nom de Jéhovah. Les voyages aller et retour pour ces rassemblements de fête étaient naturellement prétextes à parler de bonté de leur Dieu, ainsi que des bénédictions quotidiennes et saisonnières qu’ils recevaient. Les fêtes leur donnaient le temps et la possibilité de méditer, de se fréquenter et de s’entretenir de Ces fêtes étaient des occasions de se réjouir ; les participants avaient l’esprit rempli des pensées et des voies de Dieu, et tous ceux qui y prenaient part avec sincérité en retiraient de grands bienfaits spirituels. Témoin, par exemple, la bénédiction des milliers des gens qui assistèrent à la fête de Pentecôte à Jérusalem en l’an 33 de notre ère (Actes 2 : 1-47). Pour les Juifs, les fêtes étaient synonyme de bonheur. Avant l’exil à Babylone, au moment où la nation dans son ensemble avait perdu de vue le véritable but spirituel de ces fêtes, les prophètes Hoshéa et Amos relièrent la désolation prédite de Jérusalem avec la cessation de ces joyeuses cérémonies, avec leur transformation en occasions de deuil (Hoshéa 2 :11 ; Amos 8 :10). Après la chute de Jérusalem, Jérémie déplora que «les chemins de Sion soient dans le deuil, parce que personne ne venait à la fête.» Désormais fête et Sabbat étaient «oubliés» (Lamentations 1: 4 ; 2 : 6) Isaïe décrivit par anticipation le bonheur des exilés rapatriés de Babylone en 537 avant notre ère, en ces termes : «Vous aurez un chant comme celui qu’on chante dans la nuit où l’on se sacrifie pour une fête» (Isaïe 30 : 29). Cependant, peu de temps après leur rétablissement dans le pays donné par Dieu, les Israélites avaient de nouveau corrompu les fêtes de Jéhovah ; c’est pourquoi, par l’intermédiaire du prophète Malaki, Dieu avertit les prêtres que les excréments de leurs fêtes seraient dispersés sur leurs visages (Malachie 2 : 1-3). Les rédacteurs des Ecritures grecques chrétiennes mentionnèrent ces fêtes où y firent allusion à plusieurs reprises, parfois en leur donnant une signification réjouissante, symbolique et prophétique pour les chrétiens. Toutefois, l’observance de ces fêtes d’une manière littérale ne fut pas demandée aux chrétiens (Colossiens 2 :16-17). Source : Watch Tower Bible and Tract Society of Pennsylvania – Etude perspicace des écritures – (Vol. 1) |


