| La chair |
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| Écrit par Talassa |
| Jeudi, 24 Mars 2011 07:33 |
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La chair Le mot hébreu barar et le mot grec sarx désignent fondamentalement la substance molle d’un corps, que ce soit le corps de l’homme ou celui des animaux terrestres, des oiseaux et des poissons ; plus précisément, les parties du corps composées essentiellement de muscle et de graisse. La Bible fait remarquer que la chair des différentes espèces vivantes n’est pas identique (1 Corinthiens 15 :39). Du reste, des chercheurs l’ont confirmé : ils ont constaté que la composition chimique et la structure cellulaire de la chair des humains, des animaux terrestres, des oiseaux et des poissons présentent des différences importantes.
C’est à Jéhovah Dieu le Créateur qu e toute chair doit son existence et son maintien en vie. La Bible parle de lui comme de « Jéhovah de Dieu des esprits [dont la force vital] de toute sorte de chair ». (Nombres 27 :16 ; voir aussi Genèse 6 :17.) Il déclare que l’âme (la vie) des créatures de chair, est dans le sang (Lévitique 17 :11-14). A l’origine, Dieu donne la végétation et les fruits, mais pas la chair, pour nourriture à l’homme. Cependant, après le déluge, il ajouta la chair animale, à une condition expresse toutefois : « La chair avec âme sang _ vous ne devez pas la manger ». _ Genèse 9 :3, 4. Le cannibalisme, pratique qui consiste à manger de la chair humaine et qui répugne naturellement à la pensée humaine, était odieux aux yeux de Dieu et de l’Israël antique, le peuple de son alliance (Deutéronome 28 :53-57 ; 2 Roi 6 :28-30). Les Israélites ne devaient pas non plu manger la clair des animaux déchirés par une bête sauvage ou morts naturellement. Outre qu’ils n’étaient pas convenablement saignés, il s’agissait de cadavres détestables. _ Exode 22 :31 ; Lévitique 17 :15, 16 ; Deutéronome 14 :21. Dieu ordonna à ses serviteurs de répandre le sang des animaux sur le sol et de le recouvrir de poussière avant d’en manger la chair, de veiller à ne pas en manger le sang, sous peine de mort (Deutéronome 12 :23-25 ; Lévitique 7 :27)). Le sang collège central de la congrégation chrétienne primitive la consommation d’animaux étouffés ou non saignés. Il interdit aussi aux chrétiens de manger de la viande dans le cadre d’un sacrifice de communion offert à des idoles, pratique qui était courante parmi les païens à l’époque (Acte 15 :19, 20, 28, 29). Bien que les chrétiens puissent manger de la chair, l’apôtre Paul fit remarquer dispensable à l’homme en déclarant que s’il faisait trébucher d’autres chrétiens parce qu’il mangeait de la viande, ‘jamais plus il ne mangerait de viande’. _ Romain 14 :21 ; 1Corinthiens 8 :13. Le corps de chair Jésus Christ Jésus, qui était « la parole » de Dieu, « du ciel », se dépouilla de sa nature d’esprit et «devint chair ». (Jean 1 :1 ; 1Corinthiens 15 :47 ; Philippin 2 :5-8 ; Jean 1 :14 ; 1Timothée 3 :16.) Né humain, il n’était pas esprit et ne se contenta pas de revêtir un corps le passé (Genèse 18 :1-3 ; 19 :1 ; Jos 5 :13-15) ; c’est ce qu’atteste l’apôtre Jean, qui qualifie d’antichrist quiconque nie que Jésus Christ est venu « dans la chair ». (1Jean 4 :2, 3.) Afin de fournir la rançon pour l’humanité et d’aider ainsi ceux qui seraient ses compagnons dans l’appel céleste, la Parole devint chair ; elle naquit complètement homme ; ce n’était pas une incarnation. La Bible dit : « Puisque les ‘petits enfants ‘ont en partage’ le sang et la chair, lui aussi, de la même façon, a eu part aux mêmes choses. » (Hé 2 :14-16). Il est question de son séjour sur la terre comme des « jours de sa chair ». (Hébreu 5 :7.) « Le pain que je donnerai, c’est ma chair pour la vie du monde », déclara Jésus. Il ajouta que ceux qui espéraient rester en union avec lui devraient ‘manger sa chair et boire son sang’. Ne comprenant pas que ses paroles avaient un sens symbolique et spirituel, certains de ses auditeurs crurent qu’il parlait de cannibalisme, et ils s’en of - fusquèrent. _ Jean 6 :50-60. Durant son ministère terrestre, Jésus savait qu’il allait être mis à mort comme sacrifice rédempteur ; toutefois, sa chair ‘résidait dans l’espérance’. En effet, il savait que son père le ressusciterait, que son sacrifice servirait au rachat et que sa chair ne verrait pas la corruption (Acte 2 :26, 31). Jéhovah Dieu fit sans doute disparaître le corps charnel de, Jésus à sa façon (peut-être en désintégrant les atomes dont il était constitué) (Luc 24 :2, 3, 22, 23, Jean qui aurait annulé la rançon pour laquelle il l’avait donné. L’apôtre Pierre atteste que le Christ s’en alla au ciel, le monde des esprit et non de la chair, « ayant été mis à mort dans la chair, mais ayant été rendu à la vie dans l’esprit ». (1Pierre 3 :18.) Avant son ascension, Christ, qui était désormais une personne spirituelle puissante et immortelle, se matérialisa en revêtant divers corps de chair suivant les circonstances pour donner à ses disciples une preuve visible et palpable de sa résurrection. _ Jean 20 :13-17, 25-27 ; 21 :1 ; Luc 24 : 15, 16. Selon la lettre de Paul aux Hébreux, le rideau situé dans le sanctuaire devant le Très - Saint, lequel était une image du ciel même, avait une valeur symbolique. Il représentait la chair de Jésus, car, avant que lui-ci n’ait sacrifié son corps de chair, la voie donnant accès à la vie céleste n’était pas ou verte. – Hébreu 9 :24 ; 19, 20. Les corps spirituels L’apôtre Paul déclare que, « s’il y a un corps physique, il y a aussi un corps spirituel ». (1 Corinthien 15 :44.) Cette pensée est confirmée par l’apôtre Pierre, qui dit à des être de nature charnelle, humaine, appelés à être cohéritiers du Christ, qu’ils doivent devenir participants de « la nature divine », c’est-à -dire de la vie en tant qu’esprits dans les cieux invisibles (2pierre 1 :4). Il leur faut pour cela changer d’organisme, car ‘la chair et le sang ne peuvent hériter du royaume de Dieu, et la corruption non plus n’hérite pas de l’incorruptibilité’. – 1Corinthien 15 :50-54. La personne, l’humanité, les créatures de chair Par extension de l’idée selon laquelle la chair constitue les parties visibles et palpables du corps, on emploie le mot « chair » pour désigner dans un sens plus large le corps tout entier (Lévitique 17 :14 ; 1Roi 21 :27 ; 2Roi 4 :34). Ce terme sert également à désigner la personne, ou l’individu, en tant qu’être humain de chair (Romain 7 :18 ; Col 2 :1, 5). L’humanité tout entière, notamment du point de vue de Dieu l’Esprit, est appelée « chair » (Genèse 7 :16, 21). La Bible met souvent en contraste la chair et Dieu l’Esprit, particulièrement pour faire ressortir la petitesse relative de l’homme (Genèse 6 :3 ; 2Chroniques 32 :8 ; Psaume 56 :4). De sa position supérieure, Jéhovah est néanmoins conscient de cet état choses et en tien compte ; c’est pourquoi il traite l’humanité avec une bonté de cœur sans égale et une patience pleine de miséricorde. – Psaume 78 :39 ; voir aussi Psaume 103 :13-15 ; 1Pierre 1 :24, 25. Le mot « chair » peut aussi désigner une petite du corps, notamment l’organe génital mâle. On lit en Lévitique 15 :2 : « Si un homme a un écoulement sortant de son organe génital [littéralement : » sa chair »], son écoulement est impure. » Voir Genèse 17 :11 ; Exode 28 :42 ; Ephésiens 2 :11 ; Col 2 :16. L’homme dans son imperfection La Bible emploie souvent le mot « chair » pour parler de l’homme dans son état d’imperfection, ‘conçu dans le péché’ du fait qu’il descend du rebelle Adam (Psaume 51 :5 ; Romain 5 :12 ; Ephésien 2 :3). Chez les humains qui s’efforcent de servir Dieu, ‘l’esprit [la force d’impulsion émanant du cœur symbolique] est ardent, mais la chair est faible’. (Matthieu 26 :41.) Un combat incessant se livre donc au-dedans des serviteurs de Dieu ; l’esprit saint de Dieu constitue une force poussant sur la justice, mais la chair pécheresse combat sans relâche l’influence de l’esprit et fait pression sur la personne pour l’inciter à accomplir les œuvres de la chair (Romain 7 :18-20 ; Galate 5 :17.) Les œuvres de la chair pécheresse sont opposées au fruit de l’esprit, en Galates 5 :19-23. L’apôtre Paul dit aussi que la loi donnée à Israël par l’intermédiaire de Moïse était « faible du fait de la chair », la chair imparfaite de ceux qui se trouvaient sous la loi. La loi sous laquelle servait la prêtrise aaronique était spirituelle puisqu’elle venait de Dieu, mais par elle des personnes de chair, ‘vendues sous le péché’, étaient condamnées au lieu d’être déclarées justes (Romain 8 :3 ; 7 :14 ; 7 :14 ; Hébreu 7 :28). Les grands prêtres de la lignée charnelle d’Aaron désignés par la loi, étaient incapables d’offrir un sacrifice pour le péché qui soit adéquat. – Hébreu 7 :11-14, 23 ; 10 :1-4. Lorsqu’il déclare que « la chair […] n’est soumise à la loi de Dieu, et même, […] ne peut pas l’être », l’apôtre Paul n’entend pas que la chair en elle-même est forcément corrompue. Il dit que Jésus Christ, bien qu’il ait eu part au sang et à la chair, devenu « semblable à ses frères’ », était sans malice, « sans souillure, séparé des pécheurs », ‘à tous égard mis à l’épreuve comme nous, mais sans péché’.² Romain 8 :7 ; Hébreu 2 :14, 17 ; 4 :15 ; 7 :26.) Jéhovah prouva ainsi que la chair humaine peut être exempte de péché. « Dieu, en envoyant son propre Fils dans la ressemblance de la chair pécheresse et à propos du péché, a condamné le péché dans la chair. » (Romain 8 :3). Finalement, grâce à la disposition qu’est le sacrifice du Christ, tous ceux qui exercent la foi deviendront parfaits, et les lois justes de dieu seront alors observées à la perfection par l’humanité. – Révélation 21 :4. Une des tentations qui incite Eve à pécher fut « le désir de la chair ». Le Diable l’utilisa contre le Christ, mais en vain (1Jean 2 :16 ; Genèse 3 :6 ; Luc 4 :1-4). En laissant l’esprit de Dieu opérer librement dans leur vie, et par la faveur imméritée de Jéhovah, les disciples de Jésus sont victorieux de la chair pécheresse. – Galate 5 :16, 22-26 ; Romain 8 :1-4. Pas de lutte avec des créatures de chair Ce ne sont pas des raisonnements charnels, mais l’esprit de Jéhovah qui révèle les desseins divines aux hommes de foi qui les guide (Matthieu 16 :17 ; 1Corinthien 2 :9, 14 ; Ephésien 3 :5). Par conséquent, les disciples du Christ ne mènent pas leur guerre chrétienne « selon [la] chair », et leur lutte n’est pas contre des personnes de chair et de sang ; ils n’utilisent pas non plus d’armes charnelles contre qui que ce soit. Leur lutte est contre « les forces spirituelles méchantes dans les lieux céleste ». (2Corinttien 10 :3, 4 ; Ephésien 6 :12.) Avec l’aide de Dieu, ils s’efforcent de se purifier « de toute souillure de la chair et de l’esprit ». Dieu les voit et les juge non selon ce qu’ils sont dans la chair, comme le font souvent les humains, mais selon ce qu’ils sont sur le plan spirituel. – 1Corintien 4 :3-5 ; 2Corintien 5 :16, 17 ; 7 :1 ; 1Pierre 4 :6. |
| Mise à jour le Jeudi, 24 Mars 2011 07:34 |


