Home Religion/Société Les inoubliables 9 et 8 minutes de suspens au palais des congrès et aux Affaires Etrangères pendant le fiasco du sommet des trois Bassins
Les inoubliables 9 et 8 minutes de suspens au palais des congrès et aux Affaires Etrangères pendant le fiasco du sommet des trois Bassins PDF Imprimer Envoyer
Écrit par Talassa   
Lundi, 20 Juin 2011 12:03

Les signes de la fin des temps ressortis pas

MM. Itoua, Djombo, Aboua et Engobo

Qui aurait cru que le courant électrique allait nous offrir son lot de surprise, de désagrément et de suspense devant nos hôtes de marque ?

Qui aurait pu imaginer, un seul instant, le Président Denis Sassou-Nguesso, devant ses pairs et des centaines d’invités venus d’Afrique et du reste du monde, voir subitement son discours être perturbé par une coupure insolite d’électricité qui a duré près de 9 minutes ?

Très vite, un silence total avait envahi la salle du Palais du Congrès. Puis, en une fraction de secondes, le suspense gagna tout les esprits présents.

D’où pouvait venir le danger ?

Que faire ? Tous les gardes corps et les agents des services spéciaux étaient aux aguets, poitrines bombées, prêts à bondir au moindre couac, les yeux rouge et vifs, les regards fuyants et les mains prêts réaliser le … dernier geste !

Rien. Absolument rien de fâcheux ne pouvait avoir lieu ce jour-là, au nom

De la fameuse « paix des cÅ“urs et la tranquillité des esprits Â».

Certains prophètes de malheurs, spécialisés dans l’intox et le fatalisme, commençaient déjà à chercher les poux sur les têtes des « autres Â». Très mal inspirés, ils pensaient maladroitement à une certaine « Main noire Â», oubliant sans doute que la technique et les machines ont toujours eu des caprices et des surprises désagréables !

Les coupures d’électricités sont imprévisibles, même lorsque des chefs d’Etat sont en conclave !

En effet, après près de 9 minutes d’angoisse, un ange de Dieu passa et les esprits se ressaisirent comme pour tenter de banaliser ce qui venait de se produire devant un parterre des Chefs d’Etat et des centaines de participants.

Enfin, comme un don des mages du Congo, la lumière venait d’être rétablie dans la salle. Ouf !

M. Sassou-Nguesso très touché comme lors de son dernier séjour à Benghazi, chez les insurgés, a poursuivi son discours d’ouverture dudit sommet.

Dans la salle, peu après le discours de M. Sassou, tous les regards étaient fixés sur les ministres Henri Djombo et Bruno Jean Richard Itoua, confus.

Le DG de la SNE était en voie de devenir le bouc émissaire, pendant que M. Noumazalay, Directeur du palais des Congrès et tous ses collabos congolais et chinois, rivalisaient d’ardeur, de technicité, de bravoure et de courage pour tenter de sauver l’essentiel. Il y va de l’honneur du pays !

Peu avant l’apéritif, dans les couloirs mal éclairés du palais des Congrès, les commentaires, les Congrès, les commentaires, les critiques et les propos les plus ampoulés se faisaient déjà entendre dans la foule très bigarrée des participants à ces assises de Brazzaville.

Or dans ce genre de manifestations internationales, des dispositions pratiques seraient prises pour la fourniture de l’eau et de l’électricité dans tous les sites retenus pour le Sommet.

Selon certaines sources bien informées, le ministre de l’Energie, M. Bruno Jean Richard Itoua n’a pas été, directement, impliqué dans l’organisation dudit Sommet.

Cependant, les services techniques de la SNE avaient placé deux (2) transformateurs pour renforcer la capacité de fourniture électrique.

En outre, le Comité d’organisation dirigé par le ministre Henri Djombo avait confié soi-disant la responsabilité aux divers techniciens de surveiller les deux groupes électrogènes se trouvant dans le site du palais des Congrès.

Malheureusement, ces groupes électrogènes ont cédé, au très mauvais moment, mettant ainsi à rude épreuve, non seulement M. Sassou-Nguesso mais aussi tous les experts et invités de marque. Perturbant ainsi la sécurité, la bonne marche des choses et la sécurité de la cérémonie officielle.

Voilà, un fait révélateur des contre-performances des dirigeants du Chemin d’Avenir

M. Sassou-Nguesso est resté debout pendant neuf minutes sans se faire entendre avant de continuer son speech sans micro comme à la belle époque du Comité militaire du parti où le colonel Florent Tsiba tonnait sans micro (…)

Certaines indiscrétions ont évoqué la défectuosité du matériel de sonorisation utilisé au palais des Congrès, pour la circonstance, et qui aurait été loué par certains proches de Mpila, attirés par les factures salées ! Certains noms ont été cités, vaille que vaille : Engobo, Milondou et autres qui seraient dans la liste des prestataires attitré ( !)

A quand les équipements de l’Etat ?

Il est impérieux que les pouvoirs publics, se dotent d’équipements de sonorisation sophistiqués et ultramodernes, des chapiteaux pour recevoir les hôtes de marque afin d’éviter des dépenses supplémentaires et inutiles, à chaque évènement national ou international organisé dans le pays.

Car, la plupart des équipements de sonorisation disponibles au Congo semblent être mauvaise qualité ou tout simplement vétustes, mais ils sont toujours loués à des prix excessifs, à cela s’ajoute, le chapiteau de la fille à papa, loué aussi à un prix exorbitant dans le seul but d’engraisser certaines « relations Â» bien connues de tous.

Il est temps que M. Sassou-Nguesso le comprenne…

Comme quoi, on a beau cacher la fumée dans un sac en coton, elle finira toujours par s’échapper après quelques minutes. Oui dit mieux ?

En tout cas, si le courant du barrage hydroélectrique d’Imboulou et celui de la centrale électrique de Brazzaville étaient au beau fixe, on ne parlerait plus des groupes électrogènes au Palais des Congrès. La grande question que le commun de mortel se pose est celle de savoir comment et pourquoi avec autant d’argent décaissé pour ce Sommet, on n’a pas pu remettre à neuf le palais des Congrès au point de nous distraire par des « Ã©vapo Â» qui ont lâchés ?

Par ailleurs, plusieurs personnes très remontées n’ont pas hésité d’indexer le général Blaise Adoua, Directeur général de la sécurité présidentielle, Bonaventure Engobo, Ambassadeur et directeur du protocole national et bien d’autres qui n’ont pas scruté minutieusement le palais des Congrès pour prévenir les défaillances.

A qui la faute ? Dans des pays sérieux, plusieurs têtes devraient tomber, mais au Congo où le ridicule ne tue pas, on préfère faire la sourdre d’oreille. Bref, M. Sassou-Nguesso a fait les frais du délestage, devenu un fait presque banal pour des milliers de Brazzavillois qui, depuis plus de dix ans, sont habitués à demeurer dans l’obscurité.

La cérémonie de clôture du sommet, a été transférée au ministère des Affaires Etrangères où, comble de malheur, le système de sonorisation n’a pas aussi fonctionné à merveille.

Là-bas aussi, M. Sassou a passé deux minutes de calvaires. Va-t-on condamner les congolais qui pensent que la douche froide prise par M. Sassou au palais des congrès et aux Affaires Etrangères ainsi que le boycotte voilée de plusieurs chefs d’Etat n’est que le début de la fin des temps ?

Enfin, bien qu’une déclaration conjointe du premier sommet des trois bassins tropicaux du monde a été rendue publique, cependant, il sied de dire haut et fort que, ce sommet a été un fiasco. La preuve ; les chefs d’Etat attendus à ce rendez-vous n’ont pas effectués le déplacement. C’est dire, même si le Congo arrivait a donné par hasard des milliards de francs CFA à la Côte-d’Ivoire pour sa reconstruction, les grandes puissances garderaient toujours la  position qu’elles ont actuellement sur le Congo. C’est au chef d’Etat d’ouvrir les yeux. Ne nous alarmons plus, remettons le couvercle sur la marmite. L’incident est clos ! Ainsi soit-il.

Ghys Fortune DOMBE BEMBA

Mise à jour le Lundi, 20 Juin 2011 12:04