| La prévention des cancers du col de l’utérus |
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| Écrit par Talassa |
| Jeudi, 21 Janvier 2010 23:08 |
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Le cancer de col de l’utérus est redoutable par sa fréquence, avec 498.000 nouveaux cas par année, pour 274.000 décès annuels dans le monde. Au Congo, le cancer du col utérin est le premier cancer gynécologique de la femme, avec un taux de mortalité très élevé variant entre 80 à 90%. Car, dans la quasi-totalité des cas, les femmes consultent au stade très avancé de la maladie. Pourtant, ce cancer offre l’avantage d’être accessible au dépistage. A ce sujet l’initiative surveillance du cancer du col utérin à l’échelle mondiale de l’OMS, exige des investissements en termes d’infrastructures médicales et de formation du personnel de santé à la prévention de ce cancer dans tous les pays. Dans les pays développés, le dépistage systématique et le diagnostic précoce ont fait régresser la fréquence et la mortalité dues au cancer du col de l’utérus, selon les experts en gynécologie obstétrique. Cependant, en Afrique, plusieurs facteurs limitent l’accessibilité au dépistage de masse et de qualité du cancer du col, à savoir l’insuffisance d’informations des populations, des ressources humaines pour la réalisation des frottis cervico-vaginaux, l’absence du cadre formel organisant la prévention et la prise en charge du cancer du col, indiquent les spécialistes. Facteurs de risques du cancer du col Le cancer du col de l’utérus survient moins fréquemment chez les femmes vierges et âgées de plus de 65 ans qui ont un frottis cervico-vaginal normal et celles qui ont eu une hystérectomie totale c’est-à -dire l’ablation totale. Le risque est également diminuée avec les femmes dont l’activité sexuelle est stable. Anatomie de l’utérus En dehors de la grossesse et durant la vie génitale, qui va de la puberté à la ménopause, l’utérus est un organe dont la taille est relativement petite, mesurant entre 7 ou L’extrémité inférieure, comporte le col de l’utérus qui s’ouvre à l’intérieur du vagin. De façon générale, l’utérus est presque horizontal et son corps s’appuie sur la vessie en avant. Il s’agit de l’antéversion physiologique utérine qui correspond à une position normale auprès de la quasi-totalité des femmes.
Facteurs de risques des cancers du col A titre informatif, certains facteurs de risques sont : - L’activité sexuelle précoce - La multiplicité des partenaires - L’infection du col et du vagin - La modification de la capacité immunitaire d’un individu - Le tabac et l’alcool - Le nombre de grossesses élevées - Le cancer du pénis chez le partenaire - Le milieu socio-économique défavorise. Lutte contre les cancers du col utérin Le cancer du col de l’utérus se développe à partir de l’épithélium du col. Ce cancer est la deuxième forme la plus fréquente du cancer chez les femmes dans le monde, après le cancer du sein. Le cancer du col utérin est directement en rapport avec l’activité sexuelle. Le dépistage des lésions précancéreuses est possible grâce à la pratique du frottis de dépistage. La découverte des lésions précancéreuses et notamment des dysplaties sévères, permet un traitement assurant une guérison de la patiente, avec un faible taux de récidive. De même, le dépistage de masse par frottis cervico-vaginaux permet également le diagnotic et le traitement des lésions tumorales peu avancées et contribue à une diminution de la mortalité et l’ordre de 50%. Toutefois, le cancer du col chez une patiente séropositive au VIH poursuit être plus agressif et moins sensible au traitement. Ainsi donc, la prévention du cancer invasif repose sur le dépistage des lésions précancéreuses par la pratique régulière du frottis. Le rythme de ces derniers dépendent des recommandations de chaque pays. Les études cliniques ont démontré l’efficacité du vaccin contre les papillomavirus, en termes de prévention du cancer du col. La commercialisation du premier vaccin anti HPV en 2006, est une étape importante dans la lutte contre la carcinone épidémoïde du col de l’utérus. Types de cancers du col
Il existe deux types principaux de cancer du col utérin : - Dans les deux tiers des cas, il s’agit d’un carcinone épidémoïde qui se développe à partir dur revêtement épithélial du col. Dans moins d’un quart des cas, il s’agit d’un adénocarcinone, qui se développe à partir du revêtement glandulaire du col. Signes fonctionnels au cancer au col
Le principal signe est un saignement par les voies vaginales, provoqué le plus souvent lors d’un rapport sexuel et ce, en dehors de la période des règles. Mais, tout saignement anormal, quelles que soient ses caractéristiques, peut révéler un cancer. Des écoulements vaginaux sont aussi une manifestation, surtout en cas d’infection surajoutée. La douleur est tardive pour les cancers du col. Examen clinique des praticiens
Aux stades avancés, à l’examen au spéculum, apparaît une lésion soit bourgeonnante soit ulcérante de col de l’utérus ou mêm parfois ulcéro-bourgeonnante. Le toucher vaginal permettra d’évaluer l’extension du cancer au-delà du col de l’utérus : vagin, paroi latéral du col de l’utérus, cul de sac latéral du vagin à travers lequel on palpe les paramètres qui peuvent aussi être envahis, comme la vessie et le rectum, au toucher du rectal. En cas de lésion non visible, la colposcopie permet de retrouver la lésion et dirigera la biopsie. La biopsie de la lésion est l’examen clé du diagnostic et confirme le caractère invasif du cancer, son type histologique et son grade de différenciation. Avant tout traitement, il est nécessaire de déterminera le volume du cancer. En effet, le pronostic est directement en rapport avec le volume. En fonction du volume, certains traitements s’avèrent inutiles, car ils ne permettent pas une survie prolongée.
Traitements des cancers du col
Le traitement d’un cancer relève le plus souvent d’établissements spécialisés et expérimentés. Il n’existe pas un traitement unique mais de multiples possibilités de traitement. Enfin, la rapidité de l’évolution des connaissances médicales impose le recours à des spécialistes bénéficiant d’une formation médicale adaptée.
Moyens de traitement
Parmi les moyens de traitement figurent : la chirurgie, la radiothérapie, la chimiothérapie et le laser. Au niveau de la chirurgie, deux gestes sont possibles : - le traitement chirurgical de base qui est l’hystérectomie, élargie c’est-à -dire l’ablation de l’utérus en totalité, des trompes et des ovaires. - une trachélectomie élargie peut également être considérée. Dans les formes très localisées et chez les femmes jeunes, peut se discuter une conservation ovarienne. - l’ablation des ganglions lymphatiques ou lymphadénectonie pelvienne. Pour la radiothérapie, plusieurs types sont disponibles : - la radiothérapie par le vagin ou curiethérapie endocavitaire. Ce traitement est un standard avec l’utilisation du curiethérapie à bas débit de dose. - la radiothérapie externe qui utilise des photons d’énergie ou supérieure à 10 MV après réalisation d’une simulation. En outre, la chimiothérapie, selon le stade du cancer, pourra être utilisée en association avec la radiot hérapie. Elle est aussi le seul moyen thérapeutique en cas de survenue de métastases. Enfin, le laser est utilisé en cas de lésions métastaseuses même de haut grade, mais à condition que les métastases ne touchent pas l’endocol et soient totalement visibles à la colposcopie, un traitement par laser peut être proposé, qui permettra de détruire la lésion.
Indications
Il est impossible de résumer les différentes modalités de traitement d’un cancer du col de l’utérus. Globalement, seuls les cancers de petite taille peuvent bénéficier d’un traitement uniquement chirurgical. Pour les cancers plus volumeux, certains pays utilisent un traitement uniquement par radiothérapie, d’autres une combinaison de la chirurgie et de la radiothérapie. La récidive d’un cancer malgré un traitement chirurgical bien conduit, est une éventualité grave, avec un pronontic mauvais. Surveillance des cas
En fin de traitement, l’efficacité de ce dernier est évalué par un examen clinique accompagné d’une urographie intra veineuse. La surveillance consiste en la réalisation tous les six mois d’un examen gynécologique et clinique complet avec les ans la réalisation d’une échographie rénale et d’un frottis cervical. Actullement il est admis que le cancer du col de l’utérus est causé par un virus sexuellement transmissible, le HPV (human papilloma virus), et que l’on peut se préserver contre ce virus par la vaccination, mais à condition pour qu’il soit efficace, que la personne n’ait pas encore eu des rapports sexuels. La prévention primaire contre le cancer du col utérin peut être faite par la vaccination, avec les deux vaccins disponibles sur le marché mondial. Au Congo, un programme de lutte contre le cancer du col de l’utérus devrait intégrer la prévention primaire par la vaccination contre le HPV des filles vierges, le dépistage puis le traitemen des lésions précancéreuses. A cet effet, la colposcopie constitue un des moyens utiles à la prise en charge des lésions précancéreuses du cancer du col de l’utérus. Couplée à la video, elle permet un enseignement à un grand nombre de spécialistes, en vue de contribuer à la réduction de la prévalence, la morbidité et la mortalité liée au cancer du col de l’utérus dans le pays. Propos recueillis par Bouana-Leho
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