| Trente deux médicaments jugés dangereux pour la santé |
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| Écrit par Talassa |
| Mardi, 08 Mars 2011 10:49 |
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Trente deux médicaments jugés dangereux pour la santé
La revue médicale «Prescrire» a publié récemment un document devant permettre aux médecins de faire le tri des médicaments nuisant à la santé des malades au lieu de les guérir, tout en pointant des substances à écarter dans chaque spécialité où ces produits dont la balance bénéfices suivant/risque laisse sérieusement à désirer.
En cancérologie, il s’agit des produits suivants : Bévacizumab, utilisé pour traiter un cancer du sein métastasé. Le Bévacizumab n’apporterait aucun gain tangible au terme de survie mais générerait de nombreux effets indésirables, notamment des hémorragies, des neutropénies fébriles, des abcès et des fistules, le Catumaxomab, utilisé pour traiter une ascite maligne devenue résistante aux chimiothérapies. L’efficacité du produit n’est pas démontée alors qu’il génère des effets indésirables parfois graves conduisant à un surcroît d’hospitalisations : douleur abdominales, lymphopénies, fièvre. Le Cétuximab, administré pour traiter un cancer colorectal métastasé, n’améliorerait pas la durée de survie globale des patients mais provoquerait des attentes cutanées, des diarrhées, des infections, des troubles hydro électrolytiques. L’histamine est utilisée comme traitement d’entretien chez les malades en première rémission d’une leucémie aigüe myéloblastique. Ce produit n’aurait que des maigres bénéfices aux prix d’effets indésirables quasis constants : entre autres, bouffées de chaleur, migraines, réactions aux sites d’injection, fièvre, fatigue. Le Mifamurfide, utilisé pour soigner des enfants et des jeunes adultes atteints d’ostéosarcome, n’aurait pas d’efficacité démontrée mais serait associé à des effets indésirables parfois graves, tels que réactions allergiques et inflammatoires, surdité, neurotoxicité. Le Pasopanib, utilisé pour traiter un cancer du rein à un stade avancé, n’aurait pas d’effets démontrés en terme de durée de survie, mais exposerait à des effets indésirables graves, notamment des thromboses artérielles, des infarctus du myocarde, des hémorragies et des insuffisances hépatiques mortelles. Le Temsirolimus, utilisé pour traiter un lymphome des cellules du manteau en rechute ou réfractaire après plusieurs chimiothérapies, n’allongeraient pas la durée de survie globale mais exposerait, en revanche, à des effets indésirables comme des hémorragies, des infections, des thromocytopénies. Le Trabecté-dine, administré pour traiter un cancer des ovaires à un stade avancé, permettrait d’augmenter la durée de survie des malades d’environ deux mois mais les exposerait du même coup ç des effets indésirables graves. La Vinflunine, utilisée pour traiter un cancer de la vessie à un stade avancé n’augmenterait pas significativement la durée de la vie des patients, mais serait responsable de troubles hématologiques fréquents, souvent graves, parfois mortels, de troubles intestinaux sévères, de neuropathies et même de troubles cardiaques. Dans le domaine de la cardiologie, la revue a épinglé des produits suivants : Dipyridamole, Dobésilate de calcium n’aurait aucune efficacité clinique tangible, mais exposerait à des neutropénies et des agranulocytoses. - Ivabridine, utilisée pour traiter l’angine de poitrine, aurait une faible efficacité mais déclencherait des ulcérations chroniques douloureuses du tube digestif, de la cornée et du vagin. - Olmésartan, chez les patients diabétiques de type 2, ce produit semble exposer à un excès de mortalité cardiovasculaire. - Trimétazidine, aurait, selon une enquête de pharmacovigilance, de nombreux effets indésirables, notamment urticaires et œdèmes de Quincke, malaises, céphalées, hypotensions artérielles, tachycardies, hépatites cytolytiques, insomnies ou hypersomnies. chez les patients diabétiques. Au niveau de la contraception, il s’agit du Drospirénone. Ce produit exposerait les femmes à un risque de thromboses veineuses plus élevé que les autres progestatifs, sans gain d’efficacité. Dans le domaine dermatologique, le document indexe des produits tels que : - Kétoprofène dont les gels à base de Kétoprofène expose à des photosensibilisations graves à type d’eczéma et d’éruptions bulleuses alors qu’il existe d’autres médicaments ayant une balance bénéfices-risques plus favorable. - Tracolimus et Pimocrolimus : plusieurs cas de cancers et d’infections, parfois mortels, ont été rapportés aux US chez des enfants atteints d’eczéma atopique et traité par tacrolimus ou pimécrolimus dermiques, deux immunodépresseurs. En diabétologie-endocrinologie, on cite les médicaments ci-après : les Glitazones, roziglitazone dont la commission d’Autorisation de mise sur le marché (AMM) européenne a recommandé la suspension du produit en septembre pour cause de balance bénéfices-risques défavorables. La Pioglitazone, autre glitazone, présente un profil d’effets indésirables proche de la rosiglitazone avec des risques d’infarctus du myocarde, d’hématuries et une augmentation de la fréquence des cancers de la vessie. Le Sartan ou Sibutramine utilisé chez les patients obèses, est un anorexigène qui provoquerait de sérieuses complications cardiovasculaires. - Dans le cadre des douleurs-soins palliatifs, la revue met en exergue les produits comme : la capsaïcine, utilisée chez des patients atteints de douleurs neuropathiques liées à un zona ou au Vih. Administré en patch cutané, elle n’aurait pas d’efficacité clinique tangible mais exposerait à des irritations locales importantes et peut-être même à des lésions neurologiques à long terme. - Le Nimésulide prescrit dans le traitement de l’arthrose et contre les règles sévères pouvant aller jusqu’à nécessiter une greffe. Il a déjà été banni dans plusieurs pays européens tels que l’Espagne, la Finlande ou l’Irlande, mais il continue d’être prescrit en France alors que des alternatives thérapeutiques existent. - En gériatrie, il s’agit des Rivastigmines, utilisés pour traiter la maladie d’Alzheimer, et dont les dispositifs transdermiques à base de rivastigmine exposeraient certains patients à des surdoses parfois mortelles alors que leur efficacité demeure limitée et fugace. - En gynécologie, la revue médicale Prescrire pointe du doigt la Tibolone, indiquée pour le traitement symptomatique de la ménopause. Elle exposerait à une augmentation de risque de cancer du sein et pourrait également augmenter le risque d’accident vasculaire cérébral. - Pour ce qui concerne les maladies infectieuses, Prescrire a indiqué le produit comme le Tigécycline, un antibiotique qui semble exposer à une surmortalité. - En neurologie-psychiatrie, la Duloxétine prescrite pour prévenir ou traiter les épisodes dépressifs, a une efficacité incertaine car elle expose à des effets indésirables tels que l’hypertension artérielle et atteintes hépatiques. Le Méprobamate, ce psychotrope, expose-rait à de nombreux effets indésirables graves ainsi qu’à des intoxications parfois mortelles en raison du risque de défaillance cardio-circulatoire. Son efficacité n’est pas démontrée. - L’Olanzapine, un neuroleptique utilisé pour traiter les malades atteints de schizophrénie. Il expose à de nombreux effets indésirables et à un risque de surdose avec coma dans les heures qui suivent l’injection. - Dans le volet de la pneumologie, il s’agit de l’Omalizuma, utilisé en cas d’asthme persistant sévère. Il aurait de nombreux effets indésirables, comme les autres coxibs, en raison notamment d’un surcroît d’accidents vasculaires mortels. - Dans le domaine des urgences, la revue médicale dénonce la Promé-thazine injectable, utilisée en cas de manifestations allergiques. L’injection intraveineuse de cet antihistaminique exposerait à des thromboses, des atteintes nerveuses, des nécroses tissulaires et des gangrènes, aboutissant parfois à des amputations, son efficacité étant modérée. |


