| Le gouvernement peut-il offrir des soins de qualité aux Congolais ? |
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| Écrit par Talassa |
| Lundi, 09 Mai 2011 19:27 |
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Le gouvernement peut-il offrir des soins de qualité aux Congolais ? Avec un taux de couverture sanitaire est estimé à 65 % et une offre sanitaire largement au dessous de la moyenne, le Congo à -travers le gouvernement et sous l’impulsion du chef de l’Etat entend offrir des soins de qualité aux populations. A ce jour, les défis à relever sont énormes dans les grandes agglomérations où l’on trouve les hôpitaux de base, de référence et les centres de santé intégrés et à l’intérieur du pays où l’on retrouve une infirmerie pour plus de mille habitants. «Nous avons plusieurs difficultés notamment qualitatives et quantitatives en personnel. Ce qui fait que les services sont souvent tenus par des agents moins qualifiés. Et parfois nous avons une seule garde et une seule permanence pour l’hôpital. En maternité par exemple, les gens prennent le service de 7h à 19h et de 19h à 7h. Chose anormale ! Parce que si une seule personne en maternité doit faire accoucher et réanimer ou s’occuper d’une patiente en détresse ; cela devient difficile dans de telles conditions », a indiqué le Dr Norbert Ebenga de l’hôpital de base de Ouesso. Ces propos reflètent bien le déficit en personnel soignant, le manque du matériel et des médicaments et quelque fois la vétusté des plateaux techniques dans les hôpitaux du Congo. Malheureusement, plus d’un médecin congolais affecté à l’intérieur du pays ne rejoint pas son poste de travail pour des raisons matérielles, à en croire le directeur général de la santé. « Si la rémunération était suffisante, nos collègues seraient motivés d’y aller au lieu de s’accrocher aux cabinets médicaux où ils peuvent gagnés 2 ou 3 fois plus que ce que l’Etat leur offre », a dit Alexis Elira. En dépit des instructions du président de la République, M. Denis Sassou Nguesso, qui demande au ministère de la santé de mettre l’accent sur les infrastructures et sur le personnel soignant, des actions concrètes sont attendues… Du point de vue des infrastructures, beaucoup reste à faire. Pour preuve, un grand centre hospitalier comme le CHU de Brazzaville, présente un plateau technique moribond. Ce qui coûte cher au Congo en termes d’évacuation sanitaire. «Nous faisons encore beaucoup d’évacuations sanitaires pour des maladies de rein, pour des dialyses de sang, des interventions majeures du cerveau, des maladies du cœur, des malformations congénitales et d’autres opérations qui ne peuvent être réalisées au Congo», a précisé le directeur général de la santé, M. Alexis Elira. Malgré cet état des lieux, les autorités en charge de la santé dans le pays, croient que l’espoir est permis. Grâce aux politiques sanitaires, estiment-elles, 90% des accouchements se font actuellement devant un agent de santé, et les taux de mortalité infantile et maternel seraient en baisse. Ainsi, la direction générale de santé se félicite de ce que l’hôpital de Gamboma par exemple, compte actuellement 8 sages femmes ; tandis que dans les hôpitaux de base de Impfondo (au nord du pays) et de Nkayi (au sud), des agents de santé supplémentaires ont été affectés, au grand plaisir des populations. Mais des efforts restent à fournir ! En effet, selon les sources, l’hôpital de référence de Mossendjo (dans le Niari) par exemple, ne compte que deux sages femmes dont une est basée à Brazzaville, deux assistants sanitaires et un seul médecin traitant pour une population estimée à plus 15000 habitants. Pire encore, en cas d’absence du Dr Bouénitéla ou pour une évacuation à Dolisie, les malades ou leurs parents doivent d’abord attendre qu’une ambulance vienne du district de Yaya (situé à l’autre rive de la rivière Louessé dans le département de la Lékoumou), ensuite, «ils devront payer au moins 50 000 francs CFA pour le carburant de l’ambulance». Du reste, c’est sans compter avec le mauvais état de la route Mossendjo-Dolisie. Par ailleurs, le manque de spécialistes dans certains centres hospitaliers (dans l’hinterland surtout) reste un défi à relever ; puisque plusieurs personnes se déplacent de la campagne vers les grands centres urbains dans l’espoir, non seulement de trouver de spécialistes mais aussi des hôpitaux mieux équipés. Avec la fuite des cerveaux, la surpopulation dans les lits des hôpitaux (deux à trois enfants dans un seul lit dans les pédiatries de Pointe-Noire) et le manque des produits, l’atteinte du ratio médecin/population fixé par l’Organisation Mondiale de Santé (OMS) relève encore du miracle au Congo sinon, il demeure un objectif à long terme.
Kinia Roonys |


