Home Sports Après avoir «cosaqué» à la Défense, le général ministre Ndolou veut créer des situations au Sport
Après avoir «cosaqué» à la Défense, le général ministre Ndolou veut créer des situations au Sport PDF Imprimer Envoyer
Sports
Écrit par Talassa   
Mardi, 09 Février 2010 16:01

Dans plusieurs de nos publications nous avons stigmatisés souvent  la manière avec laquelle Yvon Jacques Ndolou gérait  le ministère de la Défense. On croiyait que ce dernier changerait avec le changement de poste. Grosse erreur! En effet, Yvon Jacques ne cesse de prendre des mesures qui risquent de couter chère  a tous les congolais  s’il s’entête à imposer un Secrétaire Général à la FECOFOOT et autre. 

Le football congolais est malade depuis quelques années. Il est malade et presque moribond du fait, à n’en point douter, du tribalisme, de l’intolérance, des appétits mesquins et surtout de la magouille ambiante qui ont pris corps parmi ceux qui ont en charge la gestion de notre sport roi.

 

Face à ce désordre ambiant et au climat malsain qui, petit à petit, conduisent notre football vers l’abîme, un seul nom est cité par la plupart des sportifs avertis.

Il s’agit de Yvon Jacques Ndolou, Général de son état et ministre des Sports et de l’Education physique.

Et, à quelques jours de la prochaine assemblée générale élective de la Fédération Congolaise de Football (FECOFOOT), prévue le 21 février 2010 à Dolisie, rien de sérieux et de convaincant ne permet d’apaiser la situation qui, au fil des semaines, s’envenime davantage.

En effet, à quelques jours de l’expiration du mandat de l’actuel Secrétariat Général, les appétits des uns et des autres se font de plus en plus sentir.

D’une part, le Président très mal aimé et boudé par la plupart des présidents des clubs de football  Antoine Ibovi n’ose pas quitter les choses.

Sa volonté affichée de s’accrocher indéfiniment aux affaires, malgré un bilan presque négatif, est bien connue de tous.

Pour nombre d’observateurs, le Président Antoine Ibovi et ses collabos ont largement échoué et devraient passer le témoin à une nouvelle équipe.

De son côté, le ministre Yvon Jacques Ndolou qui, sans doute, serait tenté de confondre les ordres militaires dans une Caserne avec la gestion saine d’une fédération sportive, vient d’enfoncer le couteau dans la plaie encore  béante.

En clair, à quelques jours de l’Assemblée générale élective, il ne fait plus  mystère de sa volonté éhontée de «faire nommer», donc, d’imposer un Secrétaire Général qui conduira aux destinées de la Fédération Congolaise de Football (FECOFOOT).

Qui serait tenté d’oublier le climat de tension, l’intolérance, les menaces, les injures, les propos désobligeants et l’esprit tribaliste qui avaient régné lors de la tenue, à Brazzaville, il y a quelques années, de la dernière Assemblée Générale élective?

Soyons prudents, sur fond de tribalisme, d’intolérance et de corruption, la prochaine Assemblée Générale de la FECOFOOT prévue à Dolisie ne manquera, sans doute, pas de nous offrir, le 21 février 2010, tout son cortège de désordre, de mauvais calculs, d’achat de conscience, d’agendas cachés et de non-dits !

Malheur aux cardiaques !

Pourquoi voudrait-on, coûte que coûte, reconduire le Président Antoine Ibovi et son équipe de défaillants qui, à vrai dire, ont échoué sur toute la ligne pour n’avoir pas permis au football congolais de briller de mille feux?

Pourquoi avoir choisi la ville de Dolisie pour abriter les travaux de la prochaine Assemblée Générale élective ?

Ville piège ou la volonté d’intimider et d’embrigader l’électorat. Qu’est ce qui se trame, ici et là ? Dans les coulisses, cette Assemblée Générale fait déjà grincer les dents de nombreux sportifs ?

A coup sûr, la prochaine assemblée générale élective de la FECOFOOT, prévue à Dolisie promet déjà des étincelles et pourrait même engendrer une grande crise susceptible de paralyser l’ensemble de notre football, malade de ses dirigeants maffieux, calculateurs et tribalistes fieffés.

Cette situation plus ou moins chaotique et suicidaire qui caractérise notre football n’a pas laissé insensible, la Fédération Internationale de Football Association (FIFA) la plus haute instance footballistique qui, de manière énergique, vient de réagir en sommaut les autorités sportives du Congo et notamment le ministre Yvon Jacques Ndolou à se conformer aux textes et règlements en vigueur dans tous les pays.

En effet, qui a dit que le Ministre et Général Yvon Jacques Ndolou redouterait que la gestion de cet organe clé, autonome et très juteux, ne lui échappe.

Qui a dit qu’en bon militaire, le général ministre Yvon Jacques Ndolou et son lobby voudraient tenter un grand passage en force, manu militari, afin que toute la manne financière que gère la FECOFOOT soit véritablement en « lieu sûr» c’est-à-dire entre les mains de l’un de leurs  «protégés», appelé à occuper le poste très stratégique de Secrétaire Général ?

Qui a dit que certains présidents des Clubs de Brazzaville, Pointe-Noire, Dolisie, Nkayi par exemple, seraient déjà coptés, intimidés et corrompus, avant même leur arrivée à Dol’ ?

En effet, là est le nÅ“ud du problème. Car le ministre des Sports redouterait certainement que la gestion de cet organe automne et les différents paf n’échappent à son autorité. D’où le recours aux méthodes cavalières en voulant  fouler aux pieds les principes de la Fifa.

Laquelle a réagi en ces termes : « la volonté persistante du Ministère des Sports et de l’Education Physique de voir intégrer les directives de la circulaires (N°106 de janvier 2009) dans les statues de la FECOFOOT est susceptible de déboucher à une crise, car la Fifa ne saura les approuver Â», a écrit le Secrétaire Général Adjoint de la Fifa, Markus Kattner, dans une lettre datée du 22 janvier dernier adressée au président de la FECOFOOT.

Comme quoi, toute obstination du ministère en charge des Sports augure des conséquences lourdes sur le football congolais. Car Markus Kattner a clairement indiqué que « plusieurs directives de ladite circulaire étaient inapplicable à la FECOFOOT car contraires aux principes fondamentaux de la Fifa qui régissent l’ensemble des associations nationales de football. Nous y reviendrons dans notre prochaine édition.