| Football loisirs ou Football désordre ? |
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| Écrit par Talassa |
| Vendredi, 03 Juin 2011 20:39 |
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Ceux qui déshonorent le football Ewawa sont bien connus et méritent la potence !
Loin de constituer une occasion pour toutes les vieilles gloires du football, les supporters, les Comités et certains amoureux du sport d’entretenir leur forme physique, d’améliorer leur rythme cardiaque et surtout de nouer des relations amicales, la pratique du football Ewawa ne cesse de décevoir et de décourager plus d’un citoyen averti. Notre rédaction a reçu un nombre incalculable de correspondances dénonçant ouvertement l’immoralité, la vanité, la politisation et le désordre ambiant qui règnent ces dernières années dans les milieux du Ewawa.
En effet, comme cela peut aisément se vérifier, le football Ewawa n’est plus pratiqué comme hier, car il ne concerne plus essentiellement les personnes âgées. De nos jours, des milliers de jeunes garçons déscolarisés, ivrognes, drogués et assoiffés d’alcool et des petits plaisirs mondains ont terni l’image du football Ewawa qui, en réalité, est synonyme de sport loisirs, de détente et de joie partagée dans un milieu très sain, serein, respecté et respectable. Or, il est très désolant que de ce cadre intime de rencontres sympathiques, de rigolades et d’échanges fructueux pendant les week-ends, n’est plus serein, amical et très convivial du fait de l’importance accordée à la boisson, à la désinvolture, au désordre, à la vie ostentatoire et enfin aux cris et danses et cris obscènes.
La politisation à outrance des différentes équipes du quartier n’est plus un secret à Talangai, Mfilou, Poto-Poto 1, Ouenzé et Bacongo où certains opérateurs politiques très ambitieux ont commencé la pré campagne électorale pour les législatives de 2012. Décidemment, ceux qui ont dénaturé le football Ewawa sont bien connus de tous à Brazzaville pour avoir transformé « notre très cher Ewawa en un grand repère de jeunes ivrognes, impudiques, insolents et désinvoltes.
Aussi, de Bacongo à Moungali, en passant par Mfilou, Kingouari, Kanga Mbanzi, Texaco, Poto-Poto, Talangai, Moukondo et Mpila, il n’est plus étonnant de voir des milliers de jeunes garçons dont l’âge varie entre 16, 25 voire 30 ans débourser d’importantes sommes d’argent destinées à l’achat des dizaines de casiers de bière et de vin. Le football Ewawa a donc été dénaturé par les ennemis du sport et tous ceux qui ont découvert le football …. à un âge très avancé. Au regard de ce qui précède, il apparaît clairement que le football Ewawa souffre d’un manque d’organisation, de vision et de philosophie. L’organisation des championnats ou des tournois de football inter quartiers, inter ruelles ou inter arrondissements et destinés essentiellement aux jeunes garçons pouvait bien relancer la pratique du football, en drainant tous ces adolescents ivrognes et impudiques qui s’entassent inutilement dans le football Ewawa. En outre, la mise en place d’une catégorisation des pratiquants du football Ewawa par les adultes pourrait bien limiter tout le désordre qui prévaut dans les cercles du foot Ewawa dans notre pays où, les cadets, les juniors, les seniors, les doyens et patriarches se rencontrent et se bousculent, s’injurient, exhibent des danses insolites, se saoulent la gueule avant de se retrouver autour des « petites filles du coin».
Il est évident que le football Ewawa est avant tout un loisir et une détente pour les uns et pour les autres, mais toute organisation de ce genre ne devrait pas s’articuler autour de l’immoralité, la débauche, l’alcoolisme et toutes les danses et cris obscènes. Encore, une fois, chers amis, amoureux du football Ewawa soyons plus que responsables et conscients dans la pratique de cette discipline qui nous permet de nous aimer, de nous revoir chaque week-end après une semaine de travail, très chargée.
Que les plus jeunes, dont l’âge varie entre 13 et 19 ans, intègrent les grandes équipes et les écoles de football juniors ou minimes afin qu’ils puissent s’armer de possibilités, pourquoi pas de connaissances et des compétences, utiles pour le devenir du football congolais. De nos jours, notre football déjà très malade et moribond faute de génies et de grands joueurs a besoin d’une nouvelle race de jeunes joueurs frais, disciplinés, conscients et sains.
Ceux qui gèrent les « Ewawa » dans nos différents quartiers de Brazzaville et Pointe-Noire et les autres grandes villes du pays, doivent désormais faire preuve de sérieux, de maturité et de responsabilité afin d’éviter de conduire des milieux de jeunes adolescents dans l’immoralité, le vagabondage, la prostitution et la désinvolture sans frein.
D’où la nécessité, pour les clubs d’Ewawa, de ne s’intéresser qu’aux adultes et vieillards qui, à la différence des «petits mendiants et ivrognes», ne jouent au football Ewawa que par amour du sport, par nostalgie, pour la maintenance et la santé physique. Adultes d’aujourd’hui et de demain, évitons de ternir l’image du foot Ewawa. N’infantilisons plus le football «Ewawa » en se laissant idiotement embarquer et manipuler par des jeunes mineurs mal polis, sans emplois, impudiques, ignares, insolents et analphabètes. Nous y reviendrons.
Auguste NGUEMBO |
| Mise à jour le Vendredi, 03 Juin 2011 20:40 |


